Le Bon Nob

Bio

Le rap français aujourd’hui ? Plus de contenu, plus de thèmes, plus de MC. Ça, c’est pour ceux qui s’arrêtent aux apparences. Pour les autres, il y a Le Bon Nob.

Le Bon Nob ? Un rappeur de 28 ans, passionné de son et de sens.

Cursus original : un père qui écrit de la poésie, un grand frère qui initie Bruno (Le Bon Nob, donc) et lui fait découvrir le hip-hop des années 1990. À 15 ans, Bruno se lance dans le son en dilettante, pour le plaisir.

Le déclic qui va tout changer a lieu à l’Elysée Montmartre, la salle parisienne mythique. KRS-One est en concert, Bruno est dans la salle. « Au bout de deux heures de concert, il lance un open mic. Je me suis faufilé sur la scène, KRS était au fond de la scène avec son DJ. J’envoie mon couplet et j’entends les gens applaudir. Je n’ai pas compris mais KRS était revenu sur le devant de la scène et me désignait genre “Big up, ça c’est bon !” J’ai vu les gens crier, j’ai trop kiffé et je me suis dit “C’est ça que j’ai envie de faire” ».

La passion devient vocation, Nob se plonge dans le son, à fond. On l’entend sur plusieurs projets (un album de Yepa, le groupe avec Remo, son frère jumeau, la mixtape La Trentaine qui regroupe ses 30 premiers freestyles vidéo, un EP avec Clembeats). Très vite, il privilégie le fond à la forme, les thèmes à l’égo trip. « Je préfère écrire un texte intéressant même si ce n’est pas très actuel dans la façon de poser que de me prendre la tête sur un style de fou mais de ne rien dire d’intéressant parce que la forme m’a bloqué » explique Nob. « J’aime faire des constats, donner des solutions. Il faut avoir un message, que les gens retiennent quelque chose. Tous les rappeurs que j’écoutais quand j’étais petit, je les kiffais parce qu’ils m’apprenaient des trucs. Trop peu me font cet effet là aujourd’hui ».

 

Avec Le Bon Nob, le texte est au centre de la démarche artistique. Il écrit en partant de l’instru, analyse les émotions qui en découlent et rédige ses lyrics en accord avec le son.

« Ce qui me fait kiffer dans le rap, c’est le côté rythmique de la chose, rebondir sur la batterie, laisser la place à la musique. Un texte juste récité ça ne me fait pas plaisir, il manque quelque chose » explique Nob(ru). Et ça s’entend à chacun des morceaux de P’tit Con, le premier « vrai » album du Bon Nob après des cascades de freestyles et des dizaines d’open mics. Du rap conscient ? « C’est un mot un peu bizarre parce qu’on est tous conscients. Je préfère dire du rap réfléchi ».

Dans son premier album, Nob met en avant trois textes. « Il y a “Ton Feu”, qui est parti d’un constat négatif devenu positif. Quand je dis “Elle est où ta flamme ?”, c’est à moi que je parle. “Bassesse” aussi, parce que c’est le dernier morceau que j’ai écrit et le plus actuel, celui qui va toucher du monde. Et puis « P’tit Con » qui est un bon message d’ouverture. On est dans une période de division, on a besoin de joie et d’ouverture. Ce sont trois titres qui résument bien l’album ».

 

Pour l’architecture musicale, Nob a fait appel à quatre beatmakers différents, Clembeats, Chess, Slone et Hazma, qui ont chacun leur univers. Et pour aller plus loin, il a amené les mixes à DJ Elite, dont il apprécie le travail et qui a réarrangé les sons. Elite a également fait trois prods, en équilibre entre la old school et la new school, pour un résultat hybride susceptible de plaire à plusieurs publics. Le résultat ? Un disque solide avec des morceaux forts (« Amer », « Avant D’Agir », « Bassesse ») sur des beats efficaces.

P’tit Con ? Un album puissant aux thèmes variés, abordés avec humour et autocritique par Le Bon Nob, MC à l’ancienne avec un œil sur le futur.

INFOS PRATIQUES

Nom / Le Bon Nob

Genres / Rap, Hip Hop

Label / Antipodes Music

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